Pour rien

Non, nulle part où aller,
Nulle part où habiter.
Je ne suis qu’un rescapé.
Pourras-tu te rendre compte,
Ce que c’est d’avoir payé,
Le dos courbé par la honte…
Pour les bêtises d’autrui?
Et voilà, je suis parti.
J’ai tant frappé à ta porte,
Mais tu ne m’as pas ouvert.
Sous la pluie, à découvert,
Je suis seul, et je supporte.
Nu, je suis venu de loin,
Chercher chez toi quelque soin.
Tu n’as pas tendu la main.
Je paierai cher ton choix,
En mourant le lendemain,
Pour rien, de faim et de froid.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*