ritakml.info

When the light bulb lights up!

Je ne sais

Fait-il nuit? Fait-il jour? Je n’en sais rien.
Mais les lettres tourbillonnent partout.
Hélas, je ne trouve entre elles aucun lien.
Des feuilles tombent de leurs arbres roux…

Dans ce brouillard, mon chemin s’est perdu.
Sur moi, je sens ma peau se rétrécir.
Le peu de lumière a perdu sa vue,
Et le vent tremblant commence à gémir…

A force de revenir, les saisons,
Ont perdu l’énergie et la raison.
Des soleils et des lunes sont passés.
Et ce décor là, s’est éternisé…

Mais non, je ne sais pas quel jour nous sommes.
Je ne sais même pas quelle heure il est.
Mon cœur, je ne sais plus quel temps il fait.
Lésée, je ne sais plus si tu es un homme…

A qui ces planètes au dessus de moi?
Et ce mur changeant du noir au bleu-roi?

share save 120 16 Je ne sais

Du violon

Tout passe, le temps,
Sous toutes ses formes.
Nos attitudes devant,
Règles et normes.

Tout s’oublie, les rêves,
Le passé, les tâches,
Les moments qui fâchent,
Les discussions brèves.

Mais on se souvient,
Des premières fois,
Où l’on a touché,
Joué du violon,

Trouvé le secret
Transcendant du son.
Et ca nous revient,
Sans permis, ni loi.

share save 120 16 Du violon

Pour rien

Non, nulle part où aller,
Nulle part où habiter.
Je ne suis qu’un rescapé.
Pourras-tu te rendre compte,
Ce que c’est d’avoir payé,
Le dos courbé par la honte…
Pour les bêtises d’autrui?
Et voilà, je suis parti.
J’ai tant frappé à ta porte,
Mais tu ne m’as pas ouvert.
Sous la pluie, à découvert,
Je suis seul, et je supporte.
Nu, je suis venu de loin,
Chercher chez toi quelque soin.
Tu n’as pas tendu la main.
Je paierai cher ton choix,
En mourant le lendemain,
Pour rien, de faim et de froid.

share save 120 16 Pour rien

Sous l'eau

Sous l’eau joyeuse,
Mon doigt t’esquisse.
Bouche voleuse,
D’un long trait lisse.

Sur ce carreau,
Mes yeux se posent,
Pendant que l’eau,
De toi, me cause.

Pour s’imprimer,
C’est ton visage,
Qui se dessine,
Et s’évapore.

L’éternité,
Un paysage,
Qui s’enracine,
Et me dévore.

share save 120 16 Sous l'eau

Poème…à la poubelle

Lapidée jusqu’aux os,
Poids à briser le dos,
Les pieds posés à terre,
Caractère trempé.

Les gens qui passent, froncent
En se pinçant le nez.
Devant moi, pose basse,
Une tête d’enfer.

Les mouches, des vautours.
Chats et rats font leurs courses.
Indifférents, contents.
Mais pour combien de temps?

Mon fardeau est bien lourd.
Tous les jours, je travaille,
Sans répit et sans faille.
Mon contrat est vivace.

Mon me paie en espèces;
Ordures d’ordre dur.
Je rembourse en nature;
En air pur, en espace.

Je pue, d’un cœur si sur,
Du dégoût que j’endure,
Du vide dans ma bourse,
Ce manque de tendresse.

share save 120 16 Poème...à la poubelle